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mercredi 20 juillet 2022

Contumace : Matt

 

En matière de Droit, le terme de contumace désigne l’action par un tribunal de juger une personne en son absence. La condamnation éventuelle est par défaut, puisque le prévenu n’est pas là. S’il se manifeste ou s’il se fait arrêter après coup, il peut éventuellement être rejugé, afin qu’il puisse se défendre correctement. Mais il arrive que la sentence soit exécutée telle quelle – la notion de Justice n’est pas la même partout. Par extension, la contumace signifie aussi le refus d’un prévenu de comparaitre devant un tribunal et peut être considérée comme un acte de rébellion. Une nuance de sens tout de suite beaucoup plus intéressante.
CONTUMACE
est aussi le nom du projet solo de Lionel Fernandez que l’on connait surtout pour être, depuis plus de trente années maintenant, l’un des deux guitaristes de Sister Iodine et une sorte de trublion extrême de la guitare bruitiste. Une description qui vous pose un bonhomme et (contrairement à certaines de mes mauvaises habitudes) réellement dénuée de toute ironie ou de tout sarcasme. Si tu as déjà assisté à un concert de Sister Iodine tu sais bien de quoi je veux parler : cette faculté qu’à Fernandez et ses camarades de redéfinir la transcendance du bruit et du chaos, dans une catharsis électrique pouvant toucher au sublime et à la beauté destructrice du vide, celui qui t’aspire et se remplit de toi-même. Par contre, je ne sais pas du tout à quoi ressemble un concert de Contumace – j’ai échoué par deux fois à aller voir et écouter Fernandez en live – mais j’ai été plus que surpris par Matt, son premier enregistrement publié.







Matt explore les possibilités d’une musique abstraite et, pour l’instant qualifions-la ainsi, bruitiste mais sans jamais tenter de remplir systématiquement tout l’espace sonore ainsi défini. Les sons apparaissent, pointillent, grondent doucement, s’entrechoquent puis disparaissent, reviennent, s’effacent en partie en un lent balai incessant. En fait, ils circulent. Ils tracent des lignes, laissent des marques, dessinent des formes, des zébrures et des fêlures dont la nature brève et/ou fugitive suggère un état de suspension. Dit autrement, les dix huit pistes souvent très courtes de Matt présentent autant d’assemblages de microparticules sonores et de fréquences, non contraintes par un langage formel, définissant un possible, un souffle – mieux : comme induisant un état d’immanence tranquille (que l’on pourrait opposer à la transcendance mentionnée plus au haut au sujet de Sister Iiodine, est ce que tout le monde suit ?). Qu’importe les sources utilisées par Lionel Fernandez/Contumace même si parfois on discerne plus facilement l’une d’entre elles (la guitare est particulièrement perceptible sur Dubz), l’important est que le bruit, de par sa nature diffuse, est – aussi littéralement que paradoxalement – partout.
Le bruit est partout mais il n’a donc vraiment rien d’envahissant : il est ni « terroriste » ni agressif ni extrême pourtant il hante un disque finalement radical. Mais à sa façon. Contumace se joue des règles (s’il y en a encore ?) de la désintégration musicale avec une légèreté certaine – sans volonté ouvertement subversive – et soudain le bruit fait sens autrement, pouvant même flirter avec l’étrangeté et la poésie, se concentrant sur la beauté brute des sons mais aussi la beauté entre les sons, toute celle qui les relie entre eux. Chaque forme, chaque tracé et chaque mouvement révélé dans la musique de Matt nous parle de tout ça, de ces jeux de correspondances, de pleins et de liés, d’ombres et d’éclats, de ce qui est et de ce qui n’est pas. Entre la présence et l’absence.

[Matt est publié en CD uniquement par Tanzprocesz]



dimanche 3 octobre 2021

Daniel Menche : Dirge


Les réseaux sociaux c’est vraiment formidable, non ? Grâce à eux j’apprends plein de trucs essentiels et même des fois de toute première importance. Par exemple, que Darby Crash et Bryan Ferry sont carrément nés le même jour (mais pas la même année, hein). Ainsi le dimanche 26 septembre dernier j’ai vu fleurir sur les internets des hommages larmoyants et réactionnaires avec photos à l’appui d’un jeune punk complètement tête brûlée mort beaucoup trop tôt d’une overdose suicidaire et d’un vieux-beau dandy so british, amateur de petits déjeuners à la française et malgré tout encore vivant et encore bankable pour sa maison de disques.
Je reconnais que raconter tout cela n’a strictement aucun intérêt si ce n’est celui de résumer l’incongruité d’un monde qui s’intéresse plus aux détails nés du hasard – un des effets collatéraux de la sérendipité – qu’au fond des choses : bien que chanter ne soit pas le terme le plus approprié et bien qu’il ait souvent été trop bourré ou trop défoncé pour réellement y arriver, on peut et on doit affirmer que Darby Crash chantait dans rien de moins que l’un des groupes les plus importants et les plus géniaux de la scène punk hardcore de Los Angeles au tournant des années 70/80 (The Germs). Tout comme on peut aussi affirmer que Bryan Ferry chantait dans l’un des meilleurs groupes de glam anglais des années 70 (Roxy Music).
Tout le reste ne devrait pas exister. Que The Germs se soient reformés – sans Darby Crash évidemment – une première fois dans la deuxième moitié des années 2000 puis une seconde, beaucoup plus brièvement, dans les années 2010, n’a semble-t-il pas choqué grand-monde… Et apparemment il est plus facile de célébrer un type mort il y a plus de 40 ans que de se demander pourquoi depuis au moins une bonne quinzaine d’années maintenant beaucoup de punks ou supposés comme tels font comme les chanteurs de variétés et de heavy metal : ils reforment les groupes qu’ils avaient du temps de leur splendeur, ils remontent sur scène devant un public transgénérationnel et gentiment familial, ils chantent à nouveau leurs vieux succès et ils espèrent capitaliser sur la nostalgie. Moi aussi je suis nostalgique : je peux aimer et donc écouter des musiques d’une époque où je n’étais même pas né ou alors encore trop gamin pour m’y intéresser. Mais je fais ça tout seul dans mon coin, en écoutant des disques, des fois en regardant des vidéos de concerts (mais je n’aime pas beaucoup ça, les vidéos de concerts) et c’est tout. La nostalgie musicale ce n’est que de la masturbation, quelque chose qui éventuellement peut se pratiquer à deux alors que se masturber collectivement en groupe pendant un concert c’est juste pas possible (pour ça il y a les évènements sportifs ou les cérémonies religieuses, beaucoup plus efficaces).








Mais j’en oublie l’objet de cette chronique : DANIEL MENCHE. Ce type est un musicien et un agitateur de génie. Et en plus il est toujours vivant, ce qui ne gâche rien. Ce qui ne gâche rien non plus c’est l’humour du monsieur et notamment l’utilisation qu’il fait des réseaux sociaux – nous y revoilà. Son compte Instagram est l’un de ceux que je suis avec le plus d’assiduité : Daniel Menche y met régulièrement en scène son chien – c’est un chihuahua et il s’appelle Arrow – avec des commentaires souvent loufoques et une fausse candeur désopilante. Cela donne des trucs du genre « Arrow au milieu des massifs de fleurs dans le jardin de mon voisin », « Arrow déguisé en biche », « Arrow prend le bateau », « Arrow aime le harsh noise », etc. L’un de mes posts préférés est celui du 8 août 2018 dans lequel Menche annonce fièrement qu’Arrow vient de gagner un concours de beauté (?) pour chiens. Toutes mes félicitations.

Et puis de temps en temps Daniel Menche donne de ses nouvelles musicales (quand même). Et là je me jette dessus, comme sur ce Dirge publié au printemps dernier par Ferns recordings et qui présente une longue pièce bruitiste enregistrée à l’aide d’un piano à queue incliné sur le côté et dont les cordes sont frottées par des crins de cheval placés entre afin de « broyer » les harmoniques tirées de l’instrument – détail supplémentaire : pendant ce temps là une brique bloquait bien comme il faut la pédale « forte », celle qui agit sur le sustain. L’histoire ne dit pas si le piano s’en est sorti indemne. Quant à Dirge, il s’agit un disque qui s’écoute très – très – fort, histoire de bien pouvoir gouter au broyage en question, d’apprécier pleinement toutes les nuances d’harmoniques ainsi produites et de partir complètement ailleurs. Merci les internets pour le tip et merci beaucoup Daniel, tu es bien plus punk dans l’âme et dans l’esprit que tous les gugusses qui préfèrent se souvenir artificiellement de choses et de personnes qu’ils n’ont pas connues de leur vivant et qu’ils ne connaitront jamais qu’à travers le prisme d’un miroir déformant.

 

lundi 2 août 2021

Status + Ultra Zook + Circuit Tordu @Grrrnd Zero [29/07/2021]


 



Une programmation curieusement bigarrée avec Ultra Zook (quand c’est trop c’est tropical) coincé entre deux projets de musique expérimentale : Status (traficotage de bandes magnétiques) et Circuit Tordu (pipo bimbo et triolisme). Je te laisse deviner pour qui j’avais fait le déplacement jusqu’à Grrrnd Zero ce jour là. 

 














 
 









samedi 9 mai 2020

[chronique express] Pita / Get On





Get Out en 1999, Get Down en 2002, Get Off  en 2004 puis Get In en 2016 et enfin Get On en octobre 2019… si tu n’as encore jamais écouté la musique de Peter Rehberg alias PITA – que ce soit en solo ou en compagnie de Jim O’Rourke, Christian Fennesz, General Magic, Stefan O’Malley, Zbigniew Karkowki, etc – autant commencer par ce dernier disque, parce qu’il est à la fois très abordable, pas excessivement bruitiste, éventuellement poétique et qu’il définit clairement les champs d’action possibles de la musique électronique expérimentale moderne : après ça les tentatives de la plupart des bidouilleurs de laptop te paraitront bien insipides et totalement creuses.

mercredi 8 avril 2020

Moor Mother / Analog Fluids of Sonic Black Holes


Certes il y a quelques mois de cela je n’ai guère été charitable avec Zonal mais je n’en démordrai pas : le principal (et presque le seul) intérêt que je trouve toujours à Wrecked, premier album* du duo reconstitué Broadrick / Martin, est la présence, sur la moitié de ses titres, de MOOR MOTHER… Mais qui est-elle ? Autant dire tout de suite que jusque là je ne connaissais absolument rien de Camae Ayewa – c’est son véritable nom. Et qu’aujourd’hui je n’en sais guère plus, si ce n’est les mêmes informations concordantes et rabâchées par les internets : artiste multi-disciplinaire Moor Mother est autant poétesse que militante, penseuse que performeuse. Aussi engagée politiquement que portée sur le mysticisme (avec, me semble t-il, un certain penchant pour la cosmogonie selon Sun Ra). Une femme. Noire. Vivant à Philadelphie / Pennsylvanie. Elle a monté le collectif Black Quantum Futurism avec l’avocat / militant Rasheedah Phillips. Il s’agit d’un collectif qui étudie l’univers, l’espace-temps et la mécanique quantique en même temps que l’histoire de l’humanité, l’économie, la sociologie, la philosophie, la métaphysique et la spiritualité et dont les conclusions opposent la pensée afrofuturiste à la pensée occidentale dominante qui n’est qu’une doctrine colonisatrice et impérialiste vouée à légitimer une approche restrictive et dystopique de l’économique, du social, du scientifique, du spirituel et du sacré. A partir de là Moor Mother applique les éclairages et les perspectives ouvertes en grand par le Black Quantum Futurism à sa propre musique : Analog Fluids Of Sonic Black Holes est déjà le quatrième enregistrement de la musicienne après un Moor Mother Goddess publié uniquement en cassette en 2015, Fetish Bones chez Don Giovanni records en 2016 puis The Motionless Present en 2017 sur Vinyl Factory.





Je reste persuadé que pour bien comprendre toute la portée des textes figurant sur Analog Fluids Of Sonic Black Holes il faudrait se procurer et lire Analog Fluids, le recueil publié en même temps par Moor Mother. Mais je ne l’ai pas lu. L’insert du disque lui ne dit pas grand-chose, mis à part ce poème que je ne peux que traduire très approximativement, désolé : « Ombres tournoyantes / Une révélation des racines temporelles / qui servent l'ADN quantique de notre réalité. / La carte des ombres, l'imagination des passés / Un rendu analogique de la puissance ». D’ordinaire je me moque plutôt d’avoir toutes les clefs et tous les codes secrets pour m’ouvrir totalement à la compréhension d’un disque, d’une musique. Mais avec Analog Fluids Of Sonic Black Holes** force m’est de constater que mon petit instinct et mon petit épiderme ne me suffisent plus. Je me sens complètement limité et ignorant tout comme je suis complètement captivé par un disque qui mêle les éléments et pourfend toutes les règles – du moins celles que je connais – pour en établir d’autres, bien à lui.
Plus concrètement, même si ce disque me parait presque impossible à décrire, Analog Fluids Of Sonic Black Holes est un enregistrement de pure poésie musicale et expérimentale à base de mots, de sons, de formes, de couleurs, de rythmes et d’idées. Bien loin et en même temps autour de musiciens et artistes issus du hip-hop, du slam, du gospel, du free jazz, de la musique électronique expérimentale, de l’abstract ou même de la musique concrète. La musique de Moor Mother se sert de tout cela – la liste des contributeurs au disque est longue mais on peut citer Saul Williams, le DJ King Bitt, Justin Broadrick, le trompettiste Aquiles Navarro, le duo electro Giant Swan, etc… – mais ce n’est pas comme si tous ces éléments convergeaient uniquement en un seul et même point dont Analog Fluids Of Sonic Black Holes serait la traduction/conclusion grâce à un processus dont Moor Mother serait elle le catalyseur.
Lorsque on écoute tout l’album d’une traite (mais comment faire autrement ?) c’est l’impression inverse qui prévaut et prend le dessus : tout semble émerger et jaillir de la musique sans cesse en mouvement de Camae Ayewa (parce que plus jamais il s’agit de musique) et d’un disque aussi particulaire que central, aussi intense qu’immatériel, aussi brûlant que doux, aussi logorrhéique que sonore, aussi percussif que texturé, aussi terrien que cosmique, aussi poétique que psychique. Et sans cesse engagé. Il n’y a que deux choses dont je pense pouvoir être absolument certain au sujet d’Analog Fluids Of Sonic Black Holes : sa beauté sait parler aux âmes, sans distinction, tandis que son intelligence et sa portée politique frappent les esprits.

[Analog Fluids Of Sonic Black Holes est publié en vinyle et en CD par Don Giovanni records]

* si on excepte The Quatermass Project Volume 1, un CDr publié en 2000 chez Avalanche recordings
** traduction très approximative,  encore une fois : « fluides analogiques des trous noirs sonores »

mercredi 1 avril 2020

Tachycardie / Probables





Derrière le nom de TACHYCARDIE se cache un certain Jean-Baptiste Geoffroy. Cela ne te dit rien ? A moi non plus cela ne me parlait pas, au premier abord… Ou plutôt disons que si je n’avais pas assisté un peu par hasard* au mois de novembre dernier à un concert Tachycardie je n’aurais jamais fait le lien avec JB. Oui je parle bien du batteur de Pneu, Papaye, Binidu, F.u.t.u.r.o.s.c.o.p.e et éminent membre de la Colonie de Vacances. Tu sais bien ce type qui tape comme un animal forcené sur une caisse claire microscopique tendue à l’extrême. Tachycardie est ainsi le projet solo de JB et Probables est son premier album, récupéré à la fin du concert sus-mentionné, écouté avec intérêt mais non sans surprise puis un peu délaissé, mea culpa.
Pourquoi « non sans surprise » ? Parce que la première face de Probables est occupé par une seule et unique composition de 17 minutes intitulée 1000 Fois Bonjour Depuis Le Vignemale** et que le petit Jean-Baptiste est loin d’y jouer tout seul. Ce ne sont pas moins de seize musiciennes et musiciens qui ont épaulé le batteur / compositeur / chef d’orchestre pour l’interprétation d’une pièce ambitieuse et captivante. Parmi tout ce beau monde on reconnaitra pas mal de personnes gravitant autour de la scène musicale nantaise telles que la pianiste Rachel Langlais (Vagina Town, Pyjamarama, Boy & The Echo Choir), le batteur Pierre-Antoine Parois de Papier Tigre et Room 204 ou Nicolas Cueille de Alaska Pipeline et Gratuit… plus plein d’autres que je ne connais pas mais aussi, pour en finir avec ce name-dropping épuisant à lire comme à écrire, la harpiste Léa Roger de Guili Guili Goulag et Osilasi, en provenance directe de Bruxelles.
Très orchestré, 1000 Fois Bonjour Depuis Le Vignemale est une belle suite toute en progression harmonique et rythmique, évidemment, qui relie allégrement Moondog (il y a plein d’instruments à vent) à Terry Riley et Steve Reich avec un élan et un dynamisme non feints derrière lesquels on reconnait sans peine la patte de JB, cette façon qu’il a déjà, avec ses autres groupes, de créer tension et urgence avec instinct mais efficacité et discernement. On savait que JB pouvait être un punk, maintenant on sait que Jean-Baptiste Geoffroy est également un esthète.
La face B de Probables est occupée par trois autres compositions et cette fois on y retrouve le musicien en solitaire. C’est-à-dire que ce que donne à entendre Aunir, Forcer puis Vesprir et enfin Tarir correspond bien mieux à ce que j’avais pu découvrir lors de ce fameux concert de Tachycardie. Une musique débordant de bricolages et de trouvailles en tous genre : les notes de la pochette indiquent qu’il y a du synthétiseur ultrultron***, des instruments et des objets motorisés**** (parmi ces objets on note la présence de céramiques ou de coquilles d’huitres !), des field recordings et des percussions. Un inventaire qui sert à pas grand-chose si ce n’est à se persuader du côté majoritairement percussif et vibratoire mais également du côté mystérieux de la musique de Tachycardie : bien malin.e sera celle ou celui capable de découvrir l’origine sonore de certains passages – et c’est tant mieux. Il en résulte une poésie non feinte et vibrante, ondulante, aux confins de la musique tribale, de la musique expérimentale et de la musique concrète, mais toujours avec ce côté instinctif dont je parlais tout à l’heure. En y ajoutant un côté tête chercheuse : Jean-Baptiste Geoffroy est finalement un explorateur*****.

[Probables est publié en vinyle par Un Je Ne Sais Quoi]

* le hasard : Tachycardie était alors en tournée avec Spelterini que je n’aurais manqué sous aucun prétexte
** pendant que j’y suis : le Vignemale est l’un des plus hauts sommets des montagnes Pyrénéennes
*** c’est un synthétiseur modulaire imaginé et conçu par Frédéric du groupe Deux Boules Vanille
**** ils sont frappés ou ils vibrent sous l’action de baguettes actionnées par des petits moteurs ou directement sous celle des moteurs eux-mêmes
***** et j’aime énormément l’artwork de ce disque – pochette externe et pochette intérieure – également signé par Jean-Baptiste Geoffroy