vendredi 8 janvier 2021

[chronique express] Oxes / The Fourth Wall



 

En vérité et en toute honnêteté j’adore le premier album sans titre dOXES. Souvent imité, jamais égalé. Et sa réédition par le label Computer Students sous le titre de The Fourth Wall et sous la forme d’un double LP est des plus bienvenues en plus d’être irréprochablement efficace : un premier vinyle comporte l’album en version remasterisée, un second propose des Peel Sessions en public vraiment géniales et avec quelques titres un peu rares, le livret est copieusement élaboré à base de photos d’époque (2000 - 2001), de souvenirs divers et de textes (dont celui du boss de Monitor records qui avait initialement publié ce disque), sans oublier l’artwork originel réinterprété pour l’occasion et l’emballage extérieur sous pochette métallisée et qu’il faut découper soi-même. Tout cela est parfait. Je ne peux qu’inciter les jeunes générations à se jeter sur ce disque pour découvrir l’un des fleurons du noise-rock instrumental et trigonométrique d’il y a vingt ans.
Mais comme je ne suis qu’un vieux con – encore plus vieux et encore plus con que ce que tu imagines – The Fourth Wall me laisse également une drôle d’impression, celle d’un bel objet de collection et d’une muséification de la musique d’Oxes. J’écoute ce disque que je connais déjà par cœur, je regarde cette pochette et cet emballage très conceptuel et alors je me dis que mon amour de la musique a besoin d’autre chose qu’un artefact vitrifié, aussi réussi soit-il.